Ces derniers mois, les projets destinés à accueillir le Grand Prix de France de F 1 à proximité de Paris, dès 2010, ont fleuri. Or, en cette rentrée 2008, le temps est venu d’engager concrètement le processus de remplacement de Magny-Cours, faute de pouvoir tenir les délais. C’est la raison pour laquelle le comité directeur de la Fédération française du sport automobile (FFSA) étudiera toutes les candidatures dès le 8 octobre.
Il se prononcera alors sur celle qui, à son avis, est la plus prometteuse. Aujourd’hui, cinq projets font la course en tête :
ceux de Marne-la-Vallée (Disneyland qui à les faveurs de Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1), Le Bourget, Evry,
Melun et Sarcelles.
1. Un circuit révolutionnaire à Marne-la-Vallée. Malgré les nombreuses candidatures, c’est bel et bien Marne-la-Vallée Disneyland qui tient la corde. Une information confirmée hier par des sources proches du gouvernement. Le projet serait,
lui aussi, porté par un pilote, Alain Prost. Il pourrait compter sur le support du groupe Lagardère, qui endosserait le rôle de promoteur. Il nécessiterait un investissement d’au moins 50 M€ et, là encore, le respect de l’environnement fait partie du cahier des charges. L’architecte Jean-Michel Wilmotte s’est mis à la planche à dessin. Le Français a également oeuvré sur le projet de Melun, mettant en avant une réelle volonté de bâtir le premier « circuit écolo » de l’histoire : cellules photovoltaïques destinées à produire l’électricité du site, plantes absorbant les rejets de CO2, murs antibruit, etc. Les projets autoproclamés de Rouen et de Versailles sont, eux, tombés à l’eau.
2. Un flux routier à l’étude. Chez Eurodisney SCA, on « dément formellement être impliqué » dans un projet de circuit F 1 à Val-d’Europe. « Nous nous contentons de mettre à disposition nos terrains dévolus à un futur troisième parc Disney », affirme une responsable du géant des loisirs, qui nie avoir été approché par Lagardère. Pourtant, cette affirmation est battue en brèche par Arnaud de Belenet, le président de l’aménageur public de Val-d’Europe : « Au printemps dernier, j’ai appris avec stupéfaction que la direction de Disney avait diligenté des études sur les flux routiers et les capacités d’absorption des transports en commun dans l’agglomération, en vue d’un événement annuel de type Grand Prix de F 1 », affirme l’intéressé.
Un tel projet porteur de nuisances est il acceptable ?
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